Le troisième « Défi du transfert d’entreprise »
Le 20 septembre avait lieu la troisième édition montréalaise du « Défi du transfert d’entreprise » organisé par Les Affaires. Voici brièvement ce que j’en ai retenu.
Alain Samson
Conférencier, formateur et auteur de plusieurs livres sur le transfert d’entreprise, Alain Samson nous a d’abord parlé, dans une allocution intitulée « Gare à la contamination », de son expérience personnelle. Ayant déjà vécu un transfert familial, il nous a fait revivre cet épisode de sa vie pendant lequel il a été tour à tour vendeur de meubles, gestionnaire de centre commercial et développeur immobilier, le tout auprès de sa belle famille. Le décès subit de ses beaux-parents, à quelques mois d’intervalle l’un de l’autre, a précipité le processus de transmission qui n’avait pas été adéquatement planifié.
Les cédants et repreneurs témoignent
Jean-Pierre Provost de Industries JLY Provost et Guy St-Pierre de Eureka Lighting ont témoigné de la transmission de leurs entreprises à leurs employés. Frédéric Lebel, avec l’aide d’un courtier, a fait l’acquisition de ABM Enviro tandis que Michel Verrier a transmis Alpha Assurances à sa fille Geneviève. Claude Bélanger a fait de même avec Quincaillerie C. Bélanger en faveur de son fils Dominique, quatrième génération à la tête de l’entreprise, tandis qu’André Delisle, propriétaire de Transfert Environnement a trouvé ses acheteurs parmi ses étudiants. Voici quelques citations et matières à réflexion que j’ai retenues.
» Le jour 1 de la création de la cie, à 25 ans, j’ai commencé à planifier ma relève dans un certain sens en cherchant des gestionnaires autonomes qui me libéraient pour me permettre de créer une vision que je leur confiait ensuite pour la réalisation. »
» L’employé a géré l’entreprise pendant 1 an avant de devenir actionnaire. »
» Pour éviter le pouvoir informel qu’ont les cédants encore présents j’ai déménagé mon bureau pour laisser la place aux jeunes. »
» Mon enfant a même fait partie du comité de sélection de mon successeur avant de le devenir lui-même. »
» La maturité professionnelle et l’expérience externe m’ont ouvert les portes et m’ont donné beaucoup de crédibilité. »
» Aucune improvisation dans ma relève. Dès la naissance de l’entreprise j’ai commencé à y penser. »
» Mon père est demeuré mon conseiller technique et stratégique. »
» On avait sous estimé le côté émotif du transfert des dernières actions. On a eu recours à de l’aide externe. »
» La retraite et la Floride n’étaient pas des objectifs comme tel, c’était plus une question de futur de l’entreprise et de préparation des personnes, des ressources humaines. »
» Notre génération ne veut pas attendre 50-55 ans pour jouir de l’entreprise, nous voulons le faire à 35-40 ans. »
» La discussion n’est pas uniquement entre le cédant et le repreneur, mais aussi avec l’équipe en place, la vieille garde. »
» Avant même l’argent, au coeur du projet de relève, c’est une question d’individus, de relations humaines. »
Que pensez-vous de ces réflexions ? Partagez les réactions et les réflexions qu’elles vous ont inspirées.


