La relève en France

Contrairement au Québec, la France n’en est pas à sa première cohorte d’entrepreneurs approchant de la retraite. Elle possède quelques siècles de vécu et d’expertise. Certains groupes dépassent même la douzième génération. Et les cédants et repreneurs français rencontrent les mêmes difficultés que les québécois. Voici quelques uns des outils dont ils disposent.

 Les réseaux sociaux m’informent régulièrement d’une foule d’activités sur la transmission d’entreprises organisées par différentes Chambres de Commerce françaises. Souvent associées avec des regroupements de patrons, des cabinets de comptables ou la Chambre des notaires, elles offrent des salons, des colloques ou des conférences permettant aux cédants et repreneurs de leur région de s’informer et de se rencontrer pour tenter une transaction. Qu’elles soient de Haute-Savoie, de Bretagne ou parisiennes elles sont des actrices socio-économiques très présentes.

 La France bénéficie également d’outils bien implantés, depuis souvent très longtemps, destinés à faciliter la transmission des entreprises de toutes tailles dans toutes les régions. La Banque publique d’investissement (BPI-France), détenue à 60 % par l’État, est très active dans la garantie ou le co-financement des transferts d’entreprises.

 De nombreuses publications spécialisées traitent d’achat-vente d’entreprises dont le « Reprendre et transmettre magazine » et le « Vente directe magazine » publié par le Groupe Courrier cadres.

 Plusieurs cabinets de professionnels sont actifs sur les réseaux sociaux et les alimentent d’articles et d’opinions sur les divers  aspects de la relève, comme les comptables FID Aquitaine ou l’Agence pour la création d’entreprises (APCE).

 L’Association nationale pour la transmission d’entreprise – CRA (www.cra-asso.org) a comme vocation d’accompagner dans leurs démarches les cédants et les repreneurs de PME/PMI de 5 à 100 employés. Depuis sa création, en 1985, 12 000 dirigeants ont confié leur entreprise à vendre au CRA et plus de 28 000 personnes cédants ou repreneurs ont adhéré à l’association. Elle offre également un portail d’achat-vente d’entreprises qui compte plus de 2 000 adhérents. Chaque année plus de 600 transactions se concluent grâce à cette plateforme.

 FUSACQ (www.fusacq.com) qui se définit comme «  une place de marché dédiée aux fusions-acquisitions et à la reprise d’entreprise » propose aussi un portail qui s’adresse, en plus des cédants et repreneurs, aux experts et investisseurs. Plus de 130 entreprises ont trouvé preneur depuis le début de 2013. Une «  newsletter  » traitant de l’actualité liée aux transactions réalisées en territoire français est également régulièrement publiée.

 Un autre site (www.reprisedentreprise.com), se décrivant comme étant «  le portail national de la reprise d’entreprise », fournit une liste de plus de 50 sites d’annonces d’entreprises à céder et près d’une vingtaine de sites conseils sur la reprise d’entreprise en plus d’un nombre important de podcasts sur le sujet.

 TRANSEO (www.transeo-association.eu) , dont le siège social est à Liège en Belgique a vu le jour il y a quelques années. Elle regroupe des professionnels en transmission d’entreprise de 18 pays européens, dont la France (et une représentante du Québec), dans le but d’encourager les échanges d’information et de bons procédés en transfert parmi des professionnels issus des milieux privé, publique et académique.

 Nous sommes loin d’être aussi bien pourvus, démographie oblige, mais nos institutions sont de plus en plus présentes et soucieuses du futur de nos entreprises. Par exemple, quelques Centres de transfert d’entreprise (http://www.transfertdentreprises.qc.ca/) ont déjà une plateforme Internet permettant aux cédants et aux repreneurs de se faire connaître les uns aux autres. Souhaitons qu’elles soient regroupées pour devenir portail québécois unique, pour la pérennité des entreprises de toutes les régions du Québec.

 

 

Initiative Relève de la Fondation de l’entrepreneurship

La Fondation de l’entrepreneurship a lancé en décembre dernier le projet Initiative relève. Celui-ci vise à soutenir et à mieux entourer les propriétaires d’entreprise et les repreneurs en leur proposant un accès rapide et simplifié à un réseau d’experts dans diverses sphères du transfert d’entreprise.

 Ce projet novateur allie au sein d’un projet collectif des partenaires qui se mobilisent afin d’offrir des conseils privilégiés permettant de mieux préparer les entrepreneurs face à un transfert. Les personnes intéressées peuvent ainsi bénéficier gracieusement des services-conseils d’experts de la Banque Nationale, du Fonds de solidarité FTQ, de Cain Lamarre Casgrain Wells, Raymond Chabot Grant Thornton, ainsi que des services de mentorat du Réseau M.

 Lancé sous forme de projet pilote dans les régions de la Capitale-Nationale et de Montréal, il s’adresse aux propriétaires d’entreprise ayant entamé (ou songeant à entamer) une démarche de transfert et aux personnes ayant été identifiées comme relève.

 Il est coordonné régionalement par le Centre local de développement (CLD) de Québec et le SAJE accompagnateur d’entrepreneurs de Montréal, en collaboration avec les Centres de transfert d’entreprises.

 Vous connaissez des personnes qui désirent pérenniser leur entreprise ou devraient y penser, ou encore des personnes ayant été identifiées comme relève? Parlez-leur du projet ou faites-leur parvenir l’information : www.entrepreneurship.qc.ca/initiativereleve

 Les personnes intéressées ont jusqu’au 9 février 2014 pour faire parvenir leur demande.

 

 

Joyeuses Fêtes !

Voeux des Fêtes 2013_version française

Sondage sur la relève entrepreneuriale

Jeudi dernier Raymond Chabot Grant Thornton publiait un nouveau sondage sur la relève entrepreneuriale au Québec, réalisé du 11 au 25 octobre dernier par la maison CROP.

Voici quelques extraits de leur communiqué de presse et un lien vers les résultats complets du sondage.

« … Le sondage confirme la vive inquiétude des entrepreneurs quant aux conséquences néfastes de la pénurie de relève entrepreneuriale sur l’économie. Les entrepreneurs sonnent l’alarme, car 94 % considèrent l’absence de relève au sein des PME comme un frein majeur à la croissance économique du Québec.

L’avenir des PME en région

Le sondage révèle également que 90 % des entrepreneurs estiment que la pénurie de relève entrepreneuriale aura des conséquences négatives pour le dynamisme économique des régions et le maintien des emplois. Dans un Québec où le tissu entrepreneurial est composé à 99,8 % de PME, générant plus de 50 % du PIB et près de 60 % des emplois, assurer une relève efficace de la direction des entreprises n’est plus un choix, mais une priorité pour assurer l’essor de notre économie.

« Les départs à la retraite des baby-boomers créeront une forte pression sur l’entrepreneuriat. Si, faute de relève, ils sont plusieurs à fermer boutique à court terme, les villes et les villages du Québec vont perdre de leur vitalité, et la qualité de vie des citoyens en sera affectée », a indiqué Éric Dufour, associé et leader national en transfert d’entreprise chez RCGT.

Par ailleurs, le sondage confirme la tendance observée par la Fondation de l’entrepreneurship, selon laquelle 30 % des propriétaires d’entreprises envisagent de prendre leur retraite d’ici 10 ans; la moitié d’entre eux prévoient fermer leurs portes sans chercher à vendre ni à céder leur entreprise à la relève. La crainte de voir disparaître ces entreprises est importante. Pour les gens qui songent à se lancer en affaires, l’option de racheter une entreprise et d’en prendre la relève est beaucoup moins populaire que celle d’en créer une.

Une mobilisation pour un Québec fort et prospère

Tous ont un rôle à jouer pour encourager la relève entrepreneuriale. Ce n’est pas seulement l’affaire de l’État. Le sondage révèle que 37 % des propriétaires et dirigeants de PME estiment qu’ils ont, au même titre que le gouvernement, une responsabilité à assumer pour assurer la croissance économique et la compétitivité du Québec.

Quand on interroge les entrepreneurs, on constate que la majorité préfère avoir recours à un accompagnement professionnel pour les conseiller pendant leur transfert et compter sur un soutien gouvernemental pour les appuyer. »

Les résultats complets du sondage peuvent être téléchargés à l’aide du lien suivant :

Sondage Raymond Chabot Grant Thornton

 

 

 

Futurs entrepreneurs : formations pour vous à Laval, HEC et McGill

Les universités Laval, HEC Montréal et McGill offrent à leurs étudiants « entrepreneurs en herbe » des outils visant à les accompagner dans leur cheminement vers une carrière dans les affaires.

 Université Laval

Offert depuis déjà quelques années, le profil entrepreneurial de l’Université Laval permet aux étudiants de différents horizons (pas uniquement de la faculté des sciences de l’administration) d’acquérir les compétences nécessaires pour mettre sur pied et pour gérer un projet qui leur tient à coeur et qui est lié à leur domaine d’études. Il permet donc de développer un projet individuel ou collectif (culturel, artistique, événementiel, technologique ou scientifique), de créer leur entreprise ou de devenir travailleur autonome.

Le profil entrepreneurial de Laval consiste en un cheminement de 12 crédits intégrés aux programmes de premier cycle offrant ce profil et se décline en trois axes : la définition du projet, le développement des compétences entrepreneuriales et l’entreprise d’un projet concret, chacun supportés par les cours appropriés.

Les étudiants sont encadrés par des conseillers et des professeurs qui les accompagnent dans toutes les étapes de leur projet : études de marché, plans d’action et réseautage. Ce qui leur permet de développer leurs habiletés en gestion de projets et d’accroître leurs compétences entrepreneuriales: réseautage dans un contexte professionnel, résolution de problèmes face aux enjeux propres à leur projet, créativité en mode solution, communication interpersonnelle avec leurs partenaires et capacité d’adaptation dans la gestion de leur projet.

(Profil entrepreneurial de l’Université Laval

 HEC Montréal

 Le tout nouveau « Parcours entrepreneurial Rémi-Marcoux » de HEC vise à développer des entrepreneurs créatifs, audacieux et expérimentés, socialement responsables, avec une vision internationale, et intégrés dans un réseau d’affaires.

Afin de sensibiliser et former à l’entrepreneuriat les étudiants de HEC-Polytechnique-Université de Montréal, un ensemble d’activités leur est proposé. D’une part, le Parcours comprend une dimension académique (cours, campus internationaux, stages) et des activités extra-académiques (activités expérientielles sur le Campus et en dehors, conférences/ateliers, Édulib, voyages d’étude, journées de l’entrepreneuriat, concours). D’autre part, en vue de renforcer les liens entre certains étudiants au potentiel entrepreneurial élevé et la communauté d’affaires, le Parcours intégrera un programme de mentorat entrepreneur-étudiant et de tutorat pédagogique.

 Selon HEC « Le Parcours entrepreneurial Rémi-Marcoux visera, par une formation de pointe et un accompagnement hors pair, à maximiser les habiletés qui caractérisent les entrepreneurs, soit la curiosité, l’intuition, la résistance au stress, la tolérance élevée aux risques et la compréhension des forces du marché et de notre environnement d’affaires». Le directeur du Parcours prévoit accepter de 150 à 200 étudiants pas année.

Le développement du savoir-être chez les étudiants sera particulièrement valorisé. Le volet pédagogique du Parcours permettra la transmission des savoirs et des savoir-faire entrepreneuriaux dans le cadre de cours, de stages et de séjours à l’étranger tandis que le volet para-universitaire comprendra diverses activités de mises en situation ciblées et des activités de découverte. Enfin, le volet d’accompagnement, exclusif aux étudiants inscrits au Parcours, permettra à ces derniers de tisser des liens avec un entrepreneur qui agira comme mentor.

(Parcours Rémi-Marcoux)

Université Mc Gill

 De son côté, l’École d’éducation permanente de McGill, en collaboration avec le Centre Dobson d’études sur l’entrepreneuriat, offre, un diplôme en gestion avec concentration en entrepreneuriat Le programme accueille, et c’est une des exigences d’admission, les étudiants dotés de diplômes de premier cycle autres qu’un baccalauréat en commerce qui veulent acquérir les qualités nécessaires à un entrepreneur. Les choix de cours sont conçus pour offrir un éventail de théories ainsi que des connaissances fondamentales et des compétences interpersonnelles. Les cours sont donnés par des entrepreneurs d’expérience. L’étudiant qui suit le programme acquiert les outils nécessaires pour augmenter fortement ses chances dans le démarrage et la gestion durable d’une entreprise.

(Diplôme de gestion : concentration en entrepreneuriat)

 

 

Activités Relève de l’automne 2013

Des entrepreneurs cédants, confiants dans l’avenir, oseront entreprendre le processus qui permettra la transmission harmonieuse de leur entreprise à ceux qu’ils auront choisis comme successeurs qui eux, oseront prendre graduellement les rennes de l’entreprise pour y injecter sang neuf et audace.

 C’est ce qu’on souhaite à l’économie du Québec. Voici quelques activités visant cet objectif qui vous seront offertes au cours des prochaines semaines.

 Séminaires HEC Montréal

Vous êtes invités le 8 octobre de 17 à 19h30 à rencontrer les dirigeants du Groupe Park Avenue pour mieux comprendre l’importance du mentorat et de l’accompagnement dans le succès du transfert de votre entreprise. L’activité aura lieu dans les locaux de De Granpré Chait au 1000 de la Gauchetière. Inscriptions au cifa@hec.ca ou au (514) 340-6000, poste 2961.

 Le 31 octobre à HEC Montréal, le Colloque annuel sur le transfert et la relève d’entreprise ayant pour thème cette année : Reprendre une entreprise : quelle belle affaires ! Lino Saputo, chef de la direction et vice-président du conseil de Saputo, sera invité à partager son expérience au moment du lunch.

 Succès-Relève

Cet excellent programme de formation destiné aux repreneurs, développé par le « SAJE accompagnateur d’entrepreneurs » de Montréal, fait de plus en plus de petits et est maintenant offert dans plusieurs régions du Québec et plusieurs cohortes se forment pour 2013-2014, entre autres au CLD de l’Agglomération de Longueuil et chez Laurentides Économique.

Informez-vous dans votre région ou sur le site du programme Succès-Relève. (http://www.sajeenaffaires.org/succes_releve.php)

 Centres de transfert d’entreprise

Les neuf CTE seront tous très actifs au cours de prochains mois offrant, en collaboration avec les intervenants socio-économiques, des activités de sensibilisation et d’information s’adressant aux cédants et repreneurs de leur région respective. Je vous rappelle qu’ils sont maintenant présents dans la Capitale-Nationale, en Mauricie, au Saguenay-Lac-St-Jean, dans les Laurentides, en Montérégie, dans Lanaudière, en Estrie, dans Chaudière-Appalaches et à Montréal.

Je participerai à certaines d’entre elles à Québec le 28 novembre, en Montérégie le 22 octobre, en Estrie en janvier 2014 et à Montréal le 21 novembre.

Consultez (http://www.transfertdentreprises.qc.ca) pour plus de détail.

 Autres activités

Une conférence offerte exclusivement aux chefs d’entreprise et à la relève, est organisée à Québec par Optimum Talent, la Banque Nationale, Choquette Corriveau, Stein Monast et le Fonds régional de solidarité de Québec. L’activité se tiendra le 8 octobre de 13h à 17h, suivie d’un cocktail, se tiendra  le 8 octobre au Musée national des Beaux-Arts de Québec. Il y sera discuté des aspects humains, juridiques, fiscaux et financiers du transfert d’entreprise. Contacter Diane Bédard au dbedard@optimumtalent.com ou au 418 540-6200 poste 3622.

Finalement, le Congrès national sur la migration des jeunes en région, organisé par l’organisme Place Aux jeunes en région, aura lieu du 30 septembre au 3 octobre à Montmagny où on y traitera, entre autres sujets, des opportunités de relève en région. https://www.placeauxjeunes.qc.ca

Toutes les activités reliées au transfert d’entreprise qui sont portées à ma connaissance apparaissent au calendrier de mon blogue. N’hésitez pas à le consulter et à m’alimenter.